Astor, le riff de la rue – Richard Harland

Dans les taudis de Brummigham, en 1847, les gangs de parias inventent un nouveau genre de musique, une musique emplie de rythmes détonants et de guitares folles. Astor Vance, elle, a grandi bercée par les notes mélodieuses de la harpe et du piano. Mais peut-être que pour elle, la seule manière d’échapper au destin de gouvernante qu’on lui impose et de survivre sera de jouer la musique des gangs…

L’écriture de Richard Harland est toujours (comme dans le Worldshaker) entre un classicisme victorien et un imaginaire futuriste. L’auteur australien régale son lecteur à travers une intrigue politico-musicale dans lequel on sent bien peser le fameux smog anglais.

Astor, le riff de la rue
Richard Harland
Hélium – Octobre 2013
15,90 €

A lire ou relire :

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Pierre contre ciseaux – Inès Garland

Pierre contre ciseaux, c’est l’histoire d’Alma. Elle nous raconte ses premières amitiés, ses premiers émois, son premier amour. Elle nous dit aussi la lutte sociale et la violence politique de la dictature militaire en Argentine en 1976 ; quand son innocence se confronte à l’Histoire d’un pays, quand l’amour d’hommes et de femmes doit faire face à la haine d’un Régime, quand la tragédie s’invite dans nos vies.
Inés Garland propose dans ce roman, à travers les souvenirs et la voix d’une femme, la mémoire meurtrie d’un pays tout entier. Par le biais d’une langue délicate et juste, elle nous rappelle l’importance de la mémoire individuelle et collective, qui doit chaque jour nous pousser à célébrer Demain. Simplement magnifique et bouleversant… Ce roman mérite véritablement une attention particulière !
« La mémoire est l’un des sept guides dont le cœur humain dispose pour diriger ses pas. Les six autres sont la vérité, la honte, la conséquence, l’honnêteté, le respect envers soi-même et envers les autres, et l’amour. » (Subcomandante Marcos)

Mathilde

Pierre contre ciseaux
Inès Garland
Ecole des loisirs, coll. Médium – mars 2014
16 €

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Art et politique

L’art peut être un moyen pour transformer le monde ! Qu’ils se mettent au service du pouvoir, de la révolution, des luttes ou de la dissidence, certains artistes ont fait de leur art un moyen de diffuser des messages au plus grand nombre, en s’appuyant sur la force des images et l’efficacité du graphisme. D’autres ont voulu faire de la politique par leurs propres moyens en créant un art d’avant-garde qui a souvent rejoint les avant-gardes politiques de leur époque. De la Révolution à la mondialisation, de l’art de propagande à l’art dissident, du réalisme de Courbet au street art en passant par les avant-gardes du XXe siècle (dada, futurisme, surréalisme, constructivisme…), ce livre se veut un vaste panorama d’artistes qui ont voulu « changer la vie » et « transformer le monde ».

Art et politique
Nicolas Martin et Eloi Rousseau
Palette – septembre 2013
24 €

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