Sur mon fil – Séverine Vidal et Thomas Louis

Une petite fille est tiraillée entre ses deux parents qui se sont séparés. Elle souffre du moment hebdomadaire de la séparation d’avec l’un ou l’autre qui est toujours tel un petit deuil. Mais elle est parvenue à tisser un fil entre ses deux vies, celle avec son père et celle avec sa mère. Elle est parvenue à tirer le meilleur de la vie avec chacun de ses parents.

Les émotions et préoccupations d’une telle situation sont narrées avec tendresse par Séverine Vidal. Le trait délicat de Thomas Louis porte la petite fille telle une funambule entre les logements de chacun de ses parents. Ils sont parvenus à proposer une histoire pleine de poésie sur le douloureux sujet du divorce des parents et la dualité face à laquelle leurs enfants se retrouvent.

Un livre précieux à partager largement.

Sur mon fil
Séverine Vidal et Louis Thomas
Edition Milan – Février 2017
13,90 €
9782745973412

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L’ogre et Marguerite – Raphaële Frier et Solenn Larnicol

Marguerite est une petite fille rêveuse qui aime lire perchée dans son cerisier. Un jour, sa maman invite un monsieur à la maison. Il a de grandes mains et une bouche qui n’a pas de début ni de fin. Marguerite en est sûre : c’est un ogre. Et on ne doit pas rester dans une maison où dort un ogre. Alors elle s’enfuit dans la nuit et se réfugie dans son arbre.

Sous l’illustration délicate de Solenn Larnicol se noue l’histoire des sentiments tiraillés d’une petite fille très réfléchie. La symbolique de l’ogre est primordiale ici, elle traduit l’appréhension de la place que prendra le futur beau-père, forcément castrateur. Aussi, ce n’est pas un hasard si Marguerite se réfugie dans un arbre qui fait écho à un refuge rassurant. Un album important qui traite d’un sujet rarement abordé qui est celui de la reconstruction amoureuse d’un des parents après une séparation.

L'ogre et Marguerite - Frier Larnicol

L’ogre et Marguerite
Raphaële Frier et Solenn Larnicol
Ed. Talents hauts – Octobre 2015
13,90 €

Le passage du diable – Anne Fine

Angleterre, vers la fin du XIXe siècle. Depuis son plus jeune âge, la mère de Daniel Cunningham le tient enfermé, alité sous prétexte d’une maladie grave. La vie s’écoule lentement, entre des lectures et des jeux autour d’une magnifique maison de poupées, reproduction du manoir dans lequel la mère a passé son enfance. Un jour, les voisins montent une action, et Daniel est récupéré par un médecin : il n’est pas malade, et s’épanouit même en compagnie des filles du docteur, au sein d’une famille aimante qui l’accueille sans restrictions.
Daniel oublierait presque sa mère, internée dans un hôpital psychiatrique, jusqu’au jour de sa première visite. Quasiment sous ses yeux, sa mère se suicide. Extrêmement marqué, Daniel ne veut plus rien savoir de sa famille. Le médecin mène malgré tout l’enquête et découvre un oncle au jeune garçon, un ancien capitaine de la marine marchande. Pas vraiment convaincu, Daniel s’apprête à aller passer quelque temps chez ce parent, exactement au manoir de la maison de poupées…

Anne Fine offre encore une remarquable roman sur fonds de secret de famille. La maison étrange et effrayante est un personnage à part entière. On la découvre miniature, parfaite réplique de celle où la mère du héros a passé son enfance. Ambiance ambiguë qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout…

Le passage du diable
Anne Fine
Ecole des loisirs – Février 2014
17,50 €

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