Collection « Bam ! » de Gallimard jeunesse

Les éditions Gallimard ont lancé en février 2017 leur nouvelle collection « Bam ! ».

Ces documentaires au design punchy et à la mise en page claire et bien pensée, nous proposent une galerie de 40 portraits autour d’une thématique. Les personnalités sont présentées par ordre chronologique, mais rien ne vous empêche de picorer un portrait par-ci, par-là, au grès de vos intérêts et de vos envies.

Que vous soyez férus de mythologie, fans de foot, passionné de rock ou de pop music, ou en quête de modèles d’hommes et de femmes comme autant d’artisans pour la paix, alors cette petite collection est pour vous.

Hâte de découvrir les prochaines thématiques de cette belle collection plus que prometteuse !

 

 

 

 

 

Collection « Bam ! »
Gallimard jeunesse – Février 2017

Dieux par Sylvie Baussier et illustré par Almasty
Foot par Jean-Michel Billioud et illustré par Almasty
Rock pop par Hervé Guilleminot et illustré par Jérôme Masi
Paix par Sandrine Mirza et illustré par Le Duo

9,90 € chaque ouvrage

 

 

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Bluebird – Tristan Koëgel

Magnifique épopée dans l’Amérique des années 40 entre la ségrégation dans les plantations du Sud et les débuts du blues à Chicago.

Minnie suit son père devenu songster après la mort de sa femme. Une blessure à la cheville de Minnie les oblige à s’arrêter dans la plantation de coton du tyrannique Silas, membre du Ku Klux Klan. Pendant leur arrêt forcé, ils séduisent les ouvriers de cette plantation ; elle à l’harmonica, lui à la guitare. Minnie y découvrira l’amour avec le jeune Elwyn d’origine irlandaise et l’horreur avec le passage à tabac de son père. Elle s’enfuira alors à Chicago où elle tentera de réaliser son rêve d’enregistrer un disque au son du delta.

Dans ce roman à plusieurs voix, Tristan Koëgel tient son lecteur en haleine au son du blues, cette musique née d’âmes écorchées. Les personnages aux identités contrastées s’accrochent chacun à leur rêves et à leurs devoirs. Minnie la pétillante, devenue Bluebird, nous fait vibrer de sa voix rocailleuse. Nashoba l’indien déterminé et juste commence par effrayer tel Joe dans Tom Sawyer. Les personnages principaux, comme les secondaires, sont parfaitement décrits et tiennent tous une place indispensable à l’intrigue qui tient le lecteur en haleine, malgré ses avancements complexes.

Un grand coup de coeur ; le lecteur sera séduit dès la magnifique couverture de ce Bluebird.

Bluebird - Tristan Koëgel

Bluebird
Tristan Koëgel
Didier Jeunesse – Septembre 2015
14,20 €

Bluebird - Koëgel

Jazz sous la lune, illustré par Ilya Green

Ilya Green illustre un nouvel opus des berceuses et standards jazz chez Didier jeunesse ; tout comme le précédent, c’est un véritable bijou…

Jazz sous la lune
Jazz sous la lune, c’est une initiation aux plus grandes voix du jazz. De Billie Holiday à Audrey Hepburn, en passant par Louis Amstrong et Ray Charles, la sélection de Misja Fitzgerald Michel entraîne et promène l’auditeur d’un grain de voix à un autre, d’une sensibilité à une autre, d’un rêve de douceur à un autre. (Notons aussi les courtes bibliographies pour chaque interprète qui contribuent à notre attention et notre compréhension du contexte historique du morceau en écoute). Ce livre-CD transforme le temps d’écoute en un instant de sérénité ; une bulle de savon suspendue loin du tumulte du quotidien. Bien évidemment, le plaisir de l’écoute n’a d’égal que le plaisir des yeux ! Les illustrations d’Ilya Green sont toujours aussi douces et lumineuses ; en parfaite adéquation avec l’atmosphère musicale. Son travail des postures et des regards est toujours aussi captivant, et la finesse et la poésie de ses illustrations, mêlées à la chaleur des âmes et des voix des interprètes, n’en finiront jamais de nous charmer et de nous charmer encore…

Jazz sous la lune
Illustrations Ilya Green
Didier Jeunesse – Octobre 2014
23,80 €

Jazz sous la lune 1 - Ilya Green Jazz sous la lune 2 - Ilya Green Jazz sous la lune 3 - Ilya Green Jazz sous la lune 4 - Ilya Green

Jazz sous la lune - Ilya Green

Broadway limited, T1 Un dîner avec Cary Grant – Malika Ferdjoukh

Enooorme coup de cœur pour la dernière fresque plantée par Malika Ferdjoukh ! Impossible de lâcher ce magnifique roman où l’on se retrouve en quelques phrases dans la bouillonnante Pension Giboulée !

Jocelyn Brouillard, 16 ans et demi, boursier, français, débarque un soir d’automne de 1948 à la pension Giboulée. C’est une erreur, un parfait malentendu. Il est à New-York et on l’a pris pour une demoiselle à cause de son prénom. Car la Pension Giboulée est une de ces boarding houses exclusivement réservées aux jeunes filles qui veulent demeurer à l’abri des loups de Wall street et de la 42ème Rue. La gente masculine y est résolument interdite. Heureusement, Jocelyn joue très bien du piano…
Venues de tous les coins d’Amérique, ces jeunes filles rêvent de conquérir la grande ville, de voir leurs noms en haut des théâtres de Broadway.

A Giboulée, elles sont au nombre de 6.
Il y a Chic qui fait des publicités pour du shampooing aux œufs très rose, ou pour des soupes Campbell’s avec de la tomate très rouge qu’elle déteste, et qui se fait offrir des chausse-pieds par ses nombreux soupirants…
Il y a la baroque Ursula, qui chante à la radio, Etchika qui conduit une voiture au prénom de femme fatale…
Et comme si ce n’était pas assez, dans la maison juste à côté habite  Dido, une collégienne qui a des problèmes avec le FBI.
Et que diraient leurs logeuses, la respectable Mrs Merle et son dragon de soeur, si elles apprenaient que, derrière ses lunettes de fille sérieuse, l’énigmatique Manhattan donne de mystérieux rendez-vous à des messieurs dans les bars à Greenwich Village, ou que Page aux charmantes tresses blondes est amoureuse de celui qu’il ne faut pas ?
Enfin, il y a Hadley, qui vend des doughnuts le jour et des allumettes le soir, et qui est peut-être la plus insaisissable de toutes. Hadley est la fille chanceuse qui a un jour dansé avec Fred Astaire…
Oui, l’immense Fred Astaire ! Mais alors pourquoi a-t-elle subitement arrêté la danse ?

Ce diptyque doit son titre au Broadway Limited, le train fabuleux et mythique qui reliait Chicago à Pennsylvania Station au centre de New York…

Malika Ferdjoukh et sa plume toujours sublime balade le lecteur dans l’American way of life d’après-guerre. Tout se joue entre fiction et réalité avec des références, des personnages réels, des pièces, des films, des musiciens… Le lecteur croise de très nombreuses célébrités dans ce roman. Vivement la suite…lecoledesloisirs

Broadway Limited, tome 1 Un dîner avec Cary Grant
Malika Ferdjoukh
Ecole des loisirs, Médium – Mars 2015
19,50 €

DIDGERIDOO – FRÉDÉRIC MARAIS

Frédéric Marais, avec la jeune maison d’édition Les Fourmis rouges, nous propose un voyage extraordinaire dans la culture aborigène. Son album, Didgeridoo, nous raconte comment un homme, à l’aide d’un bâton, a éloigné le ciel de la terre, permettant ainsi à tous les autres de se redresser, et au monde de devenir monde.
Frédéric Marais nous présente un mythe fondateur de la culture aborigène avec un texte simple mais percutant et une illustration mystérieuse et envoûtante, jouant sur le contraste saisissant entre le bleu de la nuit, et l’ocre de la terre.
Un travail abouti et un véritable engagement éditorial… À découvrir d’urgence !

Les fourmis rouges
Frédéric Marais
Les Fourmis Rouges – Septembre 2014
16,50 €

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Astor, le riff de la rue – Richard Harland

Dans les taudis de Brummigham, en 1847, les gangs de parias inventent un nouveau genre de musique, une musique emplie de rythmes détonants et de guitares folles. Astor Vance, elle, a grandi bercée par les notes mélodieuses de la harpe et du piano. Mais peut-être que pour elle, la seule manière d’échapper au destin de gouvernante qu’on lui impose et de survivre sera de jouer la musique des gangs…

L’écriture de Richard Harland est toujours (comme dans le Worldshaker) entre un classicisme victorien et un imaginaire futuriste. L’auteur australien régale son lecteur à travers une intrigue politico-musicale dans lequel on sent bien peser le fameux smog anglais.

Astor, le riff de la rue
Richard Harland
Hélium – Octobre 2013
15,90 €

A lire ou relire :

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Diapason – Laëtitia Devernay

Quelle bonne idée de rééditer le superbe Diapason ! D’un leporello, il devient un album tout en hauteur, toujours sans texte, où la poésie reste intacte.

Un petit chef d’orchestre escalade les arbres pour se percher sur le plus haut d’entre eux où il entame une symphonie où les notes-feuilles se transforment en oiseaux…

Laëtitia Devernay dessine admirablement la musique. Elle s’amuse avec les traits, les arrondis, le blanc de la page. Sans un mot, ni une note, elle nous offre ici une partition majestueuse.

Diapason
Laëtitia Devernay
La Joie de Lire – Janvier 2014
17 €

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