Nouvel espace pour la librairie Tire-Lire !

Tire-Lire offre désormais un beau terrain de jeu à la littérature jeunesse à Toulouse. Un tout nouvel espace avec une cabane perchée, un labo pour organiser des rencontres, expos, ateliers innovants et des espaces confortables pour prendre le temps de lire !

A bientôt pour une visite !

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Layla Darwiche rencontre Zsuzsanna Varkonyi

Affiche - La voix est livre - Vendredi 22 Juillet à 16h30RENCONTRE MUSICALE

VENDREDI 22 JUILLET à 16H30

Layla, c’est l’Orient. Zsuzsanna, les Balkans. Layla, c’est la mélodie de la parole. Zsuzsanna, le cri du chant et du violon. Mais à l’époque lointaine des sultans, les histoires n’étaient que musique et la musique n’était qu’histoires…

Rencontre proposée
par Itinérance Orale chez Tire-Lire

Rencontre avec Véronique Ovaldé

C’est dans le cadre du Marathon des mots, que la librairie Tire-Lire a reçu avec plaisir -et non sans impatience- l’auteur Véronique Ovaldé pour une lecture attendue de son album Paloma et le vaste monde. Elu Pépite 2015 au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, l’histoire de Paloma a la faculté de parler aussi bien aux enfants, qui craignent de s’émanciper, qu’aux adultes, soucieux pour leur progéniture…ou pour eux même.

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A travers les illustrations colorées et sur mesure de Jeanne Dataillante, Paloma et le vaste monde raconte l’histoire d’une petite fille qui rêve de découvrir ce qui se cache derrière les 7 collines qui bordent la rue -trop connue- du Capitole. Mais réaliser ses rêves demandent parfois de renoncer à ceux des autres et souvent d’être courageux pour soi-même. Paloma, la « colombe » se fait ainsi la porte parole de l’auteur qui considère que la peur ne doit pas nous empêcher de partir à la conquête de nouveaux horizons. Au contraire, Véronique Ovaldé a encouragé tous les parents présents à apprendre à leurs enfants l’imprudence pour qu’ils aient les armes pour affronter le monde adulte dans ce qu’il a de plus beau et de plus difficile.
Une thématique chère à l’auteure puisque son prochain roman, cette fois-ci pour adultes, s’intitulera « Soyez imprudents les enfants » en référence à une phrase écrite par Jean Giono dans Le hussard sur le toit : « sois le plus imprudent possible c’est le seul moyen d’avoir du plaisir à vivre dans ce monde de manufacture »

Paloma et le vaste monde - Ovaldé & Detallante

Ainsi nous avons eu le privilège de découvrir des extraits de ce nouveau roman dont la trame met en scène une jeune basque espagnole de ses 13 à 20ans, qui se construit au travers d’histoires plurielles et engagées.
Avec humour, l’auteur a réussi à se mettre dans le monde d’une adolescente en proie à toutes sortes de questions : « qu’est ce qui fait que je suis ici plutôt que dans un ranch 5 étoiles ? » « Pourquoi les biscuits deviennent-ils mous tandis que le pain devient dur ? » « Pourquoi les filles cool portent-elles le teddy rouge et blanc de leur copain ? ». Vu les rires de ceux venus assister à la rencontre, il semblerait que ces interrogations ne nous soient pas toutes étrangères… !

 

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Après ces lectures, Véronique Ovaldé nous a révélé la règle qu’elle s’impose pour tous les ouvrages qu’elle entreprend : Ne jamais changer la première phrase qui lui vient en tête. Une fois qu’elle apparaît, elle ne la change pas d’un mot et se laisse guider par elle pour la suite de son écriture. Ainsi elle avoue que pour son roman Et mon cœur transparent, l’incipit « La femme de Lancelot est morte cette nuit. » l’avait, au début, laissée quelque peu perplexe. Mais ce qu’elle aime, c’est justement le défi de trouver une histoire à ces mots qui s’imposent et se posent sur les pages blanches. Elle tisse alors les mots entre eux pour qu’à la fin, ses lecteurs comprennent le sens de la première phrase. Mais attention ! L’auteur n’envisage pas pour autant de laisser le lecteur sans questionnement : Car lire des romans de Véronique Ovaldé c’est voyager dans des lieux qui semblent à la fois inventés et familiers, c’est découvrir des prénoms de personnages aux assonances particulières, et des prénoms…qui ne sont pas toujours les vrais prénoms des personnages! Avec convivialité, notre invitée nous annonce que cette écriture libérée vient sûrement de son père qui a pour habitude d’utiliser un mot à la place d’un autre. Chez lui un pantalon devient un « rampant » et les chemises des limaces !

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A la fin de ces confidences, une sorte de bulle d’intimité avait pris place dans la librairie, comme si, à l’image de Paloma, nous n’avions plus peur d’oser échanger, d’oser discuter, d’oser enfin découvrir ce qui se cache derrière les apparences.


En attendant de découvrir le nouveau roman de Véronique Ovaldé Soyez imprudents les enfants annoncé en septembre chez Flammarion, on retrouve notre auteur dans une version revisitée du Livre de la Jungle illustré par Laurent Moreau aux éditions Gallimard Jeunesse.

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Le Prix Rebelles 2015-2016

2ème édition du Prix Rebelles

Qu’ils soient des enfants ou des adolescents, cela ne change rien. Face aux injustices criantes ; à un monde qui nie l’existence et la liberté et qui bafoue les droits des êtres humains, Molly, Tya, ou encore Myriam (respectivement les personnages principaux de Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier, des Substituts de Johan Héliot, et de Je t’enverrai des fleurs de Damas de Frank Andriat) ne peuvent rester sans agir. Quand les œillères tombent et que l’on fait face à l’oppression et l’injustifiable, on ne peut rester sans rien faire !

Voilà le propos soutenu par le Prix Rebelles et ses partenaires ; présenter aux jeunes lecteurs-citoyens en herbe, des personnages qui prennent leur vie en main et décident de lutter pour un avenir meilleur. Des personnages qui devraient tous nous inspirer.

Ce prix littéraire est organisé par la médiathèque du grand M, ainsi que les documentalistes et professeurs de français des classes de 4èmes des collèges de Bellefontaine et de la Reynerie (Toulouse) et la librairie Tire-Lire. De septembre à mai, les classes travaillent sur 4 romans (science-fiction, anticipation, historique, réaliste… tous les genres sont permis !) et élisent, le jour de la Finale, le titre qui sera « Prix Rebelles ».

Cette année, les romans sélectionnés étaient :

  • Les Substituts, de Johan Héliot (édité au Seuil). Dans un monde post-apocalyptique, une jeune fille nommée Tya appartenant aux substituts -frange de la population haïe de tous, mais pour quelle(s) raison(s) ?…- découvre qu’une puce régulatrice implantée dans chaque cerveau contrôle tous les membres de la population, quelque soit leur rang social. L’implant de Tya dysfonctionne ; elle est donc apte à observer, comprendre et s’interroger sur ce qu’elle voit autour d’elle. Pourquoi tant d’injustice et de violence touchent les substituts ? S’en est trop ; elle doit tout faire pour essayer de les libérer. Mais avant d’y parvenir, elle devra comprendre comment la société en est arrivée là…
  • Sweet Sixteen, d’Annelise Heurtier (édité chez Casterman). Nous sommes à la fin des années 1950, dans l’Arkansas – États-Unis. Un groupe d’étudiants noirs accède pour la première fois à la scolarité dans un lycée jusqu’alors réservé aux blancs. Entre racisme, incompréhension, violence, mais aussi acceptation et amitié, nous allons suivre Molly, une de ces jeunes étudiants noirs, qui va devoir faire sa place dans cette société, où la ségrégation et les préjugés sont toujours vivaces…
  • Je t’enverrai des fleurs de Damas, de Frank Andriat (édité chez Mijade). Ce roman à plusieurs voix nous raconte le départ de deux élèves sans histoire, partis faire le djihad en Syrie. Deux adolescents enrôlés par des extrémistes qui envoient des jeunes à la mort. Et si l’enfer est en Syrie, où des milliers de vie sont sacrifiées au nom de Dieu mais surtout de l’avidité des hommes, l’enfer attend aussi ceux qui restent. Ce sont leurs voix que nous entendons ici.
  • Les Petites Reines, de Clémence Beauvais (édité chez Sarbacane). Pour la troisième année consécutive, Mireille est élue Miss Boudin sur la page Facebook de son collège. Dotée d’un solide sens de l’humour et d’une analyse très fine, elle ne se laisse pas attristée par ces bêtises et cherche à rentrer en contact avec les deux autres lauréates de cette stupide élection ; Hakima et Astrid. Pour elles, la peine et la honte sont plus difficiles à porter. Mireille décide donc de prendre les choses en main, et propose aux deux autres jeunes filles de se rendre ensemble à Paris -où elles veulent être arrivées le 14 juillet pour des raisons personnelles et variées-, de faire le voyage à vélo et de le financer en vendant du boudin sur la route. Ce qui s’annonçait comme une énorme farce va prendre une ampleur incroyable, et rappeler à tous que le courage et la noblesse ne se trouvent pas derrière un écran, à piétiner les femmes au nom de préjugés sexistes et physiques, mais bel et bien dans « la vraie vie » et dans nos actes et nos choix.

http://cdireynerie.over-blog.com/2016/01/la-page-du-prix-rebelles-2016.html

Au cours de l’année, de nombreux rendez-vous ponctuent le Prix Rebelles :

  • une rencontre des classes en début d’année pour présenter le projet,
  • un travail en classe avec les professeurs de français,
  • une visite à la librairie Tire-Lire,
  • des ateliers de slam dans les collèges avec la slameuse Amandine Monin et les documentalistes,
  • des rencontres avec des auteurs : Franck Andriat à la Médiathèque du Grand M, Annelise Heurtier par Skype,
  • une finale avec une battle de slam à la Médiathèque Grand M.

http://cdireynerie.over-blog.com/2016/01/prix-rebelles-sortie-a-la-librairie-tire-lire.html

 

Le jour de la finale, les élèves des 2 classes de 4ème ont présenté leur travail d’écriture à travers une battle de slams.

IMG_4353 IMG_4355Les élèves avaient également préparé des booktrailers que l’on peut visionner ici : https://www.youtube.com/channel/UC36W89YaBdirMec5xKl6rcw

Et pour couronner la rencontre, le roman préféré des lecteurs a été élu à l’applaudimètre !

Le lauréat du Prix Rebelles 2016 est Sweet Sixteen, d’Annelise Heurtier.

Nous finirons cet article en nous adressant à ceux qui diront que, croire qu’une lecture ou un petit groupe d’individus peut être moteur d’un changement social est une utopie. Nous leur répondons que « [l’]utopie est une réalité en puissance » (cf. Edouard Herriot), et que nous œuvrons pour cette réalité.

Rencontre avec Agnès Domergue et Cécile Hudrisier – Samedi 19 Mars à 17h

Un rendez-vous à ne pas manquer : Agnès Domergue et Cécile Hudrisier sont réunies pour vous présenter leur travail autour de leurs trois titres savoureux :

Il était une fois, contes en haïkus
Autrefois l’Olympe, mythes en haïkus
Auprès de La Fontaine, fables en haïkus

Rencontre Domergue-Hudrisier Samedi 19 mars

https://librairietirelire.com/2013/02/20/il-etait-une-fois-contes-en-haikus/

Il était une fois

https://librairietirelire.com/2015/04/07/autrefois-lolympe-mythes-en-haikus-agnes-domergue-et-cecile-hudrisier/

essai affiche

 

 

Hélène Montardre chez Tire-Lire – Samedi 16 Janvier à 11h

La librairie Tire-Lire est heureuse d’accueillir Hélène Montardre dans le cadre du Festival du Livre Jeunesse de Saint-Orens. Cet auteur touche-à-tout a écrit de très nombreux romans à succès, notamment la série Oceania ou encore la collection des Petites histoires de Mythologie chez Nathan ou dernièrement Mirapolis. Elle s’aventure dans divers genres littéraires au sujet desquels nous pourrons largement l’interroger au cours de la belle rencontre à venir le 16 janvier.

Venez nombreux, vos amis sont les bienvenus !

Montardre

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Une rencontre captivante avec Johan Héliot et Yves Grevet

Samedi 13 juin, nous avons eu la chance – ou plutôt l’honneur ! – de recevoir Yves Grevet et Johan Héliot à la librairie. Nous les remercions encore pour leur présence, ainsi que pour leur investissement et leur disponibilité auprès de leurs lecteurs.

Rencontre Johan Héliot et Yves Grevet Les festivités ont été ouvertes par Yves Grevet, qui nous a fait le plaisir de nous parler de son travail d’écriture via ses romans Méto et Nox. Ainsi, nous avons appris que certaines scènes naissent dans son imagination bien avant que le roman ne commence à voir le jour ; la scène du dortoir dans les premières pages de Méto (tome 1) par exemple, vient d’une idée que l’auteur a eu une dizaine d’années plus tôt ! Le temps de maturation peut donc parfois être très long pour Yves Grevet avant qu’il ne mette en place la structure d’une histoire et d’un texte.

L’auteur nous a également confié qu’il lui arrivait de penser à une idée de roman pendant la rédaction d’un autre : c’est en rendant Méto aveugle un certain temps dans le deuxième tome de la trilogie que l’idée de Nox lui est venue. Cela est né de l’envie de faire vivre ses héros dans le noir complet. D’autre part, la rédaction de Nox répondait au souhait de donner la parole à plusieurs personnages, et notamment aux « ennemis » du/des héros, aux « méchants ». Yves Grevet avait envie de voir ses personnages se complexifier, mais aussi de montrer que les choses ne sont pas toujours manichéennes ; que la cruauté n’est pas innée, et que la psychologie et le vécu peuvent parfois expliquer le comportement de certains.

Yves Grevet nous a également fait le plaisir de nous parler du projet U4 ; événement littéraire qui représentera un temps fort de la rentrée.
Le projet U4, c’est la rencontre de quatre auteurs – Carole Trébor, Florence Hinckel, Vincent Villeminot et Yves Grevet – et de deux éditeurs – Syros et Nathan –, qui décident de travailler ensemble pour servir une grande aventure littéraire, qui coupera le souffle à plus d’un lecteur, soyez-en sûrs ! Ce projet représente plus de deux ans de travail et des heures de relecture et de réajustement autour de règles et d’un scénario communs aux quatre auteurs. Ainsi, vous pourrez découvrir, dès le 27 août, quatre romans autonomes mettant en scène quatre adolescents (deux filles et deux garçons) d’horizons très différents qui doivent affronter une horrible situation : un virus a éradiqué 90 % de la population, seuls les adolescents ont été épargnés. Et dans ce monde-fantôme, ils cherchent, chacun à leur manière, à sauver leur peau et, peut-être bien, le monde… Les personnages se croisent et s’influencent, mais chaque tome pourra être lu indépendamment. Un sacré projet à ne pas rater !

Johan Héliot est alors entré sur scène, et s’est prêté au jeu de répondre à toutes nos questions. Nous avons alors pu entrer dans le vif du sujet de cette rencontre ; la dystopie et ses différents traitements dans la littérature pour la jeunesse.
Dans un premier temps, nous leur avons demandé de définir le terme de dystopie, puis celui d’anticipation. Johan Héliot a alors eu cette formule : « la dystopie, c’est un monde de cauchemars, dans lequel il faut se battre pour survivre et se libérer ». Yves Grevet a rajouté à cela que la dystopie, c’est une utopie qui, comme toujours et comme nous l’a appris l’Histoire, finit mal. Quant à l’anticipation, l’un et l’autre étaient d’accord pour dire qu’elle débute toujours dans la tête de l’auteur par une problématique sociale ou technologique actuelle qui est pensée, poussée à son paroxysme. C’est l’envie de soulever une question sans véritable réponse possible ; jusqu’où l’Homme ira-t-il ? De quoi est-il capable et qui ou quoi pourrait l’arrêter ?…
Suite à ces définitions, nous avons interrogé les auteurs sur le fait que ce genre littéraire est récurrent dans la littérature adolescente. Selon eux, cela répond à un besoin d’une opposition forte, ressentie par un certain lectorat, contre l’ordre imposé qui semble parfois injuste et arbitraire. Chaque génération se construisant sur la précédente, il y a toujours un moment où la nouvelle doit dépasser l’ancienne et remettre en question son autorité.
L’adolescence, c’est une période de rupture avec les parents et l’acquisition d’autonomie, c’est un âge de questionnement sur la détermination de chacun et la notion d’héritage. Voilà pourquoi, selon Yves Grevet et Johan Héliot, ce genre littéraire plaît beaucoup au jeune lectorat : il met en scène des personnages critiques et auto-déterminés, qui décident de refuser l’oppression des générations passées et obéissent, ainsi, aux mêmes besoins – symboliques – qu’eux.

Suite à ce débat, Yves Grevet a dû nous laisser, et nous avons ainsi pu faire plus ample connaissance avec l’univers singulier de Johan Héliot. Ce dernier, spécialiste de SF, nous a confié certaines de ses récurrences, de ses influences et de ses questionnements.
Chez Johan Héliot, l’élément technologique est primordial dans ses œuvres de SF et de dystopie. Même s’il se défend d’être un « geek », et se définit lui-même comme « un dinosaure de la technologie », il aime cependant observer les évolutions techniques de notre société et voir leurs impacts sur nos vies et celles, hypothétiquement, des générations à venir. Ainsi, il a expliqué que l’idée initiale de CIEL lui est venue à la lecture d’un article d’un magazine de vulgarisation scientifique, où l’on interrogeait différents chercheurs sur l’une des causes probables, selon eux, de la fin du monde. Le spécialiste de la technologie a avancé l’idée de la supériorité des machines sur l’esprit humain d’ici les années 2030, ce qui pourrait aboutir, à plus ou moins long terme, à l’extinction de l’humanité. Johan Héliot a donc fait de cette idée le point d’encrage de sa dernière quadrilogie.

Bien évidemment, les influences de l’auteur ne sont pas uniquement scientifiques, elles sont également littéraires. Ainsi, il nous a parlé de l’impact de Daniel Keyes et de son roman Des Fleurs pour Algernon sur l’écriture des Substituts. Johan Héliot s’est inspiré de la trame de ce roman pour créer son propre univers.

Dans le roman de Keyes, des chercheurs injectent un produit dans le sang du personnage principal pour le rendre plus intelligent, et le développement littéraire se fait au diapason avec le développement de sa pensée. Si Johan Héliot a gardé ce dernier effet stylistique, il a inversé la donne en greffant à ses personnages des puces qui ne les rendent pas plus intelligents, au contraire, puisqu’elles bloquent leurs capacités d’apprentissage ou leur donnent un savoir très spécifique et limité. Nous noterons également que l’utilisation de puces pour maintenir une partie de la société dans l’obscurantisme et la contrôler est une récurrence chez l’auteur. En effet, nous pouvons retrouver ce ressort littéraire dans son roman Ados sous contrôle.
Johan Héliot nous a également fait part de son engouement pour le cinéma, qui a, lui aussi, grandement influencé certains de ses écrits. En exemple précis, l’auteur nous a parlé du fait que « la horde » dans Les Substituts est un clin d’œil direct et non-dissimulé à Mad Max, ce film hors du commun de science-fiction post-apocalyptique des années 1970. Cela étant, et de manière plus générale, Johan Héliot nous a confié qu’il développe ses romans de façon très cinématographique ; ce sont des images, comme autant de travellings, qu’il imagine, puis retranscrit dans un deuxième temps.
Toutes ces informations palpitantes nous ont été données avec beaucoup d’enthousiasme, au cours d’une table ronde, d’un véritable échange entre nos lecteurs passionnés et Johan Héliot.

La librairie tient également remercier ses lecteurs si curieux et enthousiastes, – en plus de Johan Héliot et Yves Grevet qui, nous le répétons, ont été tout bonnement géniaux et ont participé, par leur simplicité et bienveillance, à l’émulsion de cette journée extraordinaire – et ont animé le débat de leurs questions toujours pertinentes !
Ces quelques lignes sont le résumé d’une superbe après-midi passée en compagnie de deux grands auteurs ; une rencontre au sommet de l’anticipation et de la dystopie dans la littérature de jeunesse. Tout simplement idéal ! Merci encore à tous et toutes.